Et si le travail nous aidait à vivre bien
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- Catégorie : La Cabane du Jardinier
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« Et si le travail nous aidait à vivre bien » Je suis membre de l'association Minga, association d'acteurs de commerce équitable qui compte à ce jour une centaine d'adhérents sur le territoire national et international. Je suis aussi membre de :
Dans le cadre du « printemps pour un commerce équitable » l'association Minga s'est donnée cette année le thème : « Et si le travail nous aidait à vivre bien ». J'ai développé ce thème lors du salon de la Solidarité Internationale à Mérindol (84), les 01 et 02 mai 2010. Pour parler de cette thématique, je me suis appuyé sur ma propre expérience dans le domaine du travail qui pourrait se résumer ainsi : de la « compétition à la coopération » ou « de travailler à œuvrer » Nous sommes tous concernés par ce thème du travail, c'est ce qui occupe l'essentiel de notre temps et nous préoccupe. D'ailleurs, il suffit d'écouter autour de nous, force est de constater qu'il y a peu de gens qui s'éclatent dans leur travail. Je vais parler de mon expérience. Et d'abord de la première partie de mon expérience : La compétition J'ai travaillé une quinzaine d'années dans le domaine de la distribution que l'on appelle « la grande distribution » en qualité de directeur national des ventes . C'est un métier qui au départ m'a apporté certaines satisfactions et a nourrit ce à quoi j'aspirais à cette époque :
J'ai réalisé qu'on m'achetait pour être plus productif, plus compétitif pour reproduire sur mes collaborateurs la pression qu'on exerçait sur moi et pour finir par des relations de méfiance, de manipulation, de perversité. Dans un tel contexte de pression, on arrive à la surpression, à la dépression qu'on pourrait appeler Burn out. Alors, je me suis arrêté et ai accepté ce moment de décompression. Et je me suis posé justement cette question : « Et si le travail m'aidait à vivre bien » Mais quel travail ? J'ai donc défini, sur papier les valeurs que je voulais développer dans mon métier :
Ceci est allé jusqu'à la réflexion quant aux objets vendus. En effet au départ, j'ai acheté des produits et je ne savais pas précisément d'où venaient ces produits, comment ils étaient fabriqués, par qui, par qu'elles mains et quel être humain ? Cette réflexion m'a conduit à rencontrer le commerce équitable. Qu'est ce que le commerce équitable?
Donc, l'essentiel pour moi est d'être en cohérence et de rester en cohérence dans mes pensées, paroles et actions, ce qui demande une vigilance permanente dont le phare est ma conscience et les valeurs définies précédemment. J'ai pour cela créé une structure la plus simple possible de commerce équitable avec le Népal.
Conclusion Ce développement et cette réflexion permettent de voir qu'un des points essentiels pour que les personnes se sentent mieux au travail est : La reconnaissance et la valorisation de toutes les capacités de l'être humain qu'elles soient manuelles, intellectuelles ou créatives. Et on peut se dire que si chaque être pouvait faire le métier dont il rêve, il y aurait beaucoup plus de gens heureux dans leur travail. On a trop valorisé certains métiers intellectuels ou à la mode au détriment de métiers manuels jusqu'à arriver à des situations hypocrites comme transformer l'intitulé d'une fonction pour compenser la dévalorisation sociale du métier : la femme de ménage en technicienne de surface, la caissière en hôtesse de caisse, le concierge en régisseur d'immeuble, et pourquoi pas pousser le ridicule en appelant le chauffeur routier, P.V.H.C.P (pilote de véhicule à haute charge pondérale) ! Alors que l'essentiel serait de valoriser et montrer l'importance de ces fonctions en tant que telles et non pas en temps que titres ! On peut aussi ouvrir la réflexion sur l'importance de l'éducation qui ne devrait pas être qu'une éducation livresque mais une éducation complétée par des valeurs humaines permettant à l'enfant d'avoir suffisamment confiance et de pouvoir choisir le métier dont il rêve. C'est d'ailleurs ce que j'ai eu l'occasion de voir dans l'orphelinat que je soutiens au Népal où les enfants développent des valeurs de respect, de tolérance, de solidarité et surtout d' acceptation de l'unicité (*) dans la diversité. Alors que travailler s'applique à n'importe quelle tâche, œuvrer vise à un résultat censé dépasser l'intérêt personnel et être bénéfique pour la société. N'est-ce pas l'essentiel pour que le travail nous aide à mieux vivre que de se sentir appartenir à un tout ! (*) Unicité : chaque être se sent unique et sait qu'il a son rôle à jouer sans se comparer aux autres. François DENIS, le 30 juin 2010 |

